mar 30 2010

Népal, quelques poff et un thé

Il fait très chaud et humide, j’ai déjà bu trois litres d’eau depuis ce matin. Moi qui suis généralement un peu chameau. J’ai même acheté un parapluie à 50 roupies pour me protéger du soleil !

Liding, village gurung sur le sentier menant au Manaslu (8156 m). Susma Gurung, 12 ans, allume un feu pour faire chauffer l’eau du thé. Elle active la petite flamme en soufflant dans un tuyau de bois. Kanchhi Gurung s’approche, s’accroupit près de nous, tire quelques poff sur sa pipe et me sourit.

Je ne connais ni Susma, ni Kanchhi mais nous échangeons sourires et quelques mots en népalais.

Je leur amène les photos à mon prochain passage ? Oui, non… Cela ne changera pas leur vie. Mais tranquillement, toutes ces rencontres changent la mienne. Le chemin est propice à la flânerie, à s’interroger sur soi.


déc 21 2009

Neiges éternelles ?

Nikon et 16mm au bout des doigts, je suis avec mon copain d’escalade Bernard sur le coté nord du cratère. Nous en faisons le tour, zigzagant au gré des photos. Des odeurs de souffre se dégage du sol. Toute l’Afrique est en-dessous de nous et nous ne voyons personne. Cela me dérange de laisser l’empreinte de mes pas.

Ciel bleu, glace et cailloux. Les cailloux sont là depuis des centaines de milliers d’années, tandis que la glace du Kilimanjaro aura disparu dans 25 ans. Ce paysage semble pourtant éternel…

Le sommet du Kilimanjaro présente une caldeira sommitale de forme circulaire. Cette caldeira d’un diamètre d’environ 2 200 m, présente en son centre un petit cratère de 880 m de large. Il contient les principales fumerolles. Dans  ce cratère s’ouvre un trou de 340 m de large et profond de 130 m, le Ash pit.

Je me trouve parmi un paysage où les effets du changement climatique se font  rapidement sentir. Un paysage que l’on ne reverra plus. Un peu comme les arbres géants qui poussaient sur l’ile Ellesmere il y a 50 millions d’années. Qui a qualifié les neiges du Kilimanjaro d’éternelles ?

Ah oui, instants de bonheur, non, instant de réflexion ?



déc 10 2009

École de Shimshal

classe de 6eme année, Shimshal, nord du Pakistan

Il fait -7°C à Shimshal, petit village du nord est pakistanais situé à trois jours de marche de la Karakoram highway.

Les 5 élèves de dernière année primaire suivent les cours à l’extérieur même en janvier! Leur professeur, Daulat Amin, nous a invités chez lui manger du gras tiède de yack et des chapatis. Les chapatis ça va, mais le gras tiède…

Je dormais dans une pièce de la toute petite maison en torchis. Mes hôtes y avait fait un feu de bois et bouché la cheminée pour garder la chaleur à l’intérieur. Instants de bonheur enfumés.

Nous étions les deuxièmes étrangers à visiter ce village l’hiver! Cela a bien changé, maintenant une route étroite relie les shimshalis au reste du monde.