Oct 31 2011

Voyage solidaire et sportif en Haïti

 

28 mars au 4 avril 2012

UN NOUVEAU VOYAGE AURA LIEU DU 27 MARS AU 3 AVRIL 2013

 » Pour désirer laisser des traces dans le monde, il faut en être solidaire »

Tout a commencé en octobre 2010, après avoir recueilli 100  000 $ * en dons et matériels avec l’Expé-mission Haïti, nous sommes allés sur le terrain pour aider l’école Mark-Bourque, le camp de déplacés ICare ainsi que l’orphelinat du Père Lespinasse.

Afin d’assurer la survie et la pérennité de l’école, nous vous proposons au mois de mars 2012 un voyage solidaire et sportif en Haïti.   

– Visite de l’école et dons de matériel scolaire.

– Randonnées de plusieurs jours à travers les collines et villages d’Haïti.

– Séjour au bord de la mer.

Chaque participant, en plus d’acquitter les frais du voyage, s’engage à faire un don substantiel à l’école.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Une aide précieuse

L’école primaire Mark-Bourque, située sur les hauteurs de Port au Prince à Debussy n’est pas financée par le gouvernement, sa survie ne tient qu’aux dons personnels. Cent vingt-six enfants y suivent les cours du niveau primaire donnés par six professeurs.  Pour combien de temps encore ?

Les randonnées
Nous partirons un groupe d’une douzaine de personnes en Haïti pour vivre une expérience humaine et sportive. Nous traverserons à pied les collines et les vallées entre les communautés de Verrettes et Montrouis à la rencontre de ses habitants et agriculteurs pour arriver au bord de la mer. Nous camperons une nuit parmi les maisons des paysans. Une merveilleuse manière de comprendre le monde. De voir les choses du point de vue de l’autre, comprendre ses besoins, ses désirs, ses rêves, ses valeurs.

Nous tenons à mentionner que la totalité des dons recueillis servira aux enfants de l’école Mark-Bourque. Les fonds sont gérés en accord avec la Dre Clertida Cassamajor et sa Fondation Maison du sourire.  Clertida Cassamajor, médecin pédiatre de Port au Prince s’occupe personnellement et bénévolement de l’école.

Nous n’avons pas la prétention de révolutionner Haïti, mais d’apporter cette goutte d’eau qui peut aider, faire la différence, faire sourire…

Pour infos et s’inscrire au voyage:

jpdanvoye@gmail.com

sdesuro@hotmail.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les initiateurs du projet

Serge Dessureault

Éducateur physique, pompier à la ville de Montréal (groupe de sauvetage en hauteur), il a atteint le sommet de l’Everest en 2007. Serge carbure à l’adrénaline et aux défis, adore la vie, les voyages, les raids, les Éco-Challenge. Il s’associe à plusieurs fondations comme guide accompagnateur. Ses aventures lui permettent de rencontrer les jeunes dans les écoles et de promouvoir par son exemple et sa détermination le sport et les valeurs humaines au maximum.

Jean-Pierre Danvoye

Guide de montagne, photographe, grand voyageur. Depuis plus de trente ans, il courtise la planète. La recherche des grands espaces l’a conduit à maintes reprises dans des endroits magiques et exceptionnels. Jean-Pierre les partage maintenant, il planifie et guide des expéditions sur les hauts sommets de la terre. Il a appris que l’aventure n’est pas seulement regarder de nouveaux paysages, mais avoir de nouveaux yeux, un nouveau regard. En revanche, il aime partir avec des personnes prêtes à rencontrer l’inattendu, la différence.

Jean-Pierre et Serge ont effectué depuis octobre 2010 plusieurs séjours en Haïti pour élaborer le projet, faire les repérages, prendre des contacts nécessaires et revisiter l’école de Debussy.

Tarif du voyage

1500$ plus l’avion (Air Transat 450$). Minimum 10 participants. Don pour l’école, suggestion: 500$.

Comprenant séjour, visites et repas à Port-au-Prince, tous les transports Jeep et bus, repas durant les randos, pension complète en hôtel au bord de mer à Montrouis, logistique des randonnées, camping,  guides locaux, les deux accompagnateurs bénévoles du Québec. Au fait, à part la bouteille de rhum que vous rapporterez, il n’y a pas d’autres grosses dépenses…

Le monde entier s’est ému devant le séisme du 12 janvier 2010 qui a secoué Haïti, faisant plus de cent cinquante mille morts et jetant plus d’un million de réfugiés dans les rues et dans les campagnes. Ce grand malheur a été suivi de deux autres catastrophes naturelles, un cyclone et le choléra.

L’intervention humanitaire a été prompte et massive. Les survivants vivent exclusivement de ces aides. Ils sont mieux nourris, le nombre de patients traités et les interventions médicales sont nettement supérieurs à ce qu’ils connaissent en temps normal. Mais pour combien de temps encore ?

* Chaque participant de l’ Expé-Mission a payé personnellement la totalité des frais inhérents au voyage. L’Expé-mission Haïti 2010 a amassé et distribué plus de 100 000 $ en biens matériels sous forme de médicaments, produits d’hygiène, matériel scolaire, vêtements, chaussures, jouets pour enfants et 400 ballons de soccer. Les dons recueillis ont servi entre autres à acheter des uniformes aux élèves, le matériel nécessaire à la cantine, de la nourriture pour les repas du midi et repeindre l’école. Payer les ouvriers, assurer le salaire des professeurs jusqu’à la fin 2012. Six-cents trousses d’hygiène ont été distribuées au camp Icare.


Déc 15 2010

Haiti, de l’insoutenable à l’espoir

En novembre 2011, j’ai fait partie d’une mission humanitaire en Haïti. Une initiative de François-Guy Thivierge et Katia Bussière.

« C’est ma première expérience pour la Fondation montagne de l’espoir, souligne François-Guy Thivierge ».
60 000 $ en dons entre août et octobre (objectif initial : 30 000 $ en trois mois)
30 000 $ en biens : matériel scolaire, livres pour enfants, médicaments, 640 trousses d’hygiène, vêtements et chaussures, jouets, 400 ballons de soccer.
Les dons récoltés ont permis de réaliser les actions suivantes :
– Aide aux cent élèves de l’École Mark-Bourque
– Visite du camp de réfugiés Icare à Port-au-Prince
– Distribution de vêtements, souliers, livres et jouets aux enfants de l’Orphelinat du père Lespinasse.

Je suis revenu de ce séjour en Haïti plus fatigué qu’après une expé sur un 6000 m. Tous ces visages, images, regards m’ont profondément ému. Je suis triste et bouleversé. La quasi-totalité des 5,3 milliards de dollars promis pour les deux premières années a été légalement validée, mais seulement une petite partie de ce montant (1,2 milliard) a été concrètement allouée. Où est passé ce milliard, on se le demande en se promenant dans Port-au Prince !

Jean-Philippe Belleau, professeur à l’université du Massachusetts à Boston:
Un an après le séisme, la reconstruction n’a pas eu lieu. Mais le fiasco des organisations internationales est aussi celui des médias internationaux qui, dans l’après-séisme, ont oscillé entre sensationnalisme et optimisme, mais jamais dressé le bilan déjà désastreux de l’aide en Haïti. Cela fait ainsi plus de dix-sept ans que les Nations unies ont une présence massive et presque ininterrompue en Haïti. Cela fait sept années maintenant que la présence des casques bleus et de la communauté internationale (plus de mille ONG !) en Haïti ne s’assume pas, tout en imposant ses choix économiques et politiques (y compris de premiers ministres).

En autant d’années, ce pays a gagné sa place en enfer, aucune infrastructure sérieuse n’a été reconstruite et les espoirs d’un futur meilleur n’émergent que dans les discours des leveurs de fonds. Les Nations unies ressemblent à ces trous noirs des astrophysiciens. Rien ne semble ressortir du milliard de dollars consommé chaque année par sa mission de la paix en Haïti, si ce n’est un discours d’autolégitimation et d’autosatisfaction. Croire enfin que des expatriés, dont le salaire de base commence à près de onze mille dollars par mois net d’impôt, peuvent entretenir des relations autres que coloniales avec une population cassée et pas seulement paupérisée, relève du phantasme.

Les Nations unies ne sont pas, et de loin, les seuls responsables ; mais, à l’heure du bilan, force est de conclure que la solution est ailleurs. Qui croît donc qu’il peut y avoir une quelconque sortie de la pauvreté extrême, du naufrage, sans État, sans institutions, sans infrastructures ? Il manque la plus importante des infrastructures, un État. Depuis cinquante ans, celui-ci a constamment et consciemment été détruit par les gouvernants haïtiens eux-mêmes comme par une aide internationale soumise aux idéologies du jour et à sa propre incompétence. Le premier des droits de l’homme ne serait-il pas le droit d’avoir un État ?