Mar 3 2012

Les Kilimanjaro se suivent et ne se ressemblent pas

 La vidéo de Charles et Zoé au Kilimanjaro

Février 2012

Prochains départs 14  et 24 septembre 2012

www.lechappeebelle.com/blog/voyages/kilimanjaro/

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Fév 28 2012

Réagir et agir

 Arusha, Tanzanie après l’ascension du Kilimandjaro.
Une fois le portail de l’orphelinat Tumaini franchi, Joseph 5 ans m’a pris la main. Ses petits doigts n’ont lâchés prise qu’à mon départ.
Quelques heures auparavant, Achedo mon assistant tanzanien me demandait quelle était ma prochaine destination. « Haïti » lui dis- je, pour aider 126 enfants d’une école primaire près de Port-au-Prince. Un voyage solidaire et sportif…

Mais pourquoi pas aussi une aide en Tanzanie ? Après avoir gravi 21 fois le Kili, il est temps.

L’orphelinat-école héberge une quarantaine de jeunes garçons et filles. Sur son lit, un enfant de trois ans fait la sieste, ses parents sont morts du sida il y a quelques mois. Tout est propre, en ordre, les lits bien faits, des dessins sur les murs, une classe avec de pupitres en bois colorés, des tableaux noirs, un petit terrain de soccer, deux vaches laitières et un potager. J’oubliais… un pneu suspendu à une branche d’arbre.
À part leur famille, les enfants ne manquent apparemment de rien.
Si me dit le directeur : une vraie balançoire !

Lors de la prochaine ascension du Kili en septembre, les participants apporteront la grande balançoire. La commande est passée chez le fabriquant à Arusha..
Joseph me prendra t-il encore la main?

 


Jan 24 2011

Foule au Kilimanjaro ?

Qui dit qu’il y a foule au Kilimanjaro? Oui sur certains parcours. L’échappée belle, aventures et alpinisme peut vous emmener là où vous serez seul avec les glaciers.

Le glacier Furtwängler

Vous vous souvenez du glacier Furtwängler situé dans le cratère à 200 mètres sous le sommet du Kilimanjaro (voir les photos de l’article du 15 février 2010), comme en témoigne la photo que je viens de prendre le 11 janvier, il fond inexorablement…

Au pied du Kili, les zèbres ne se soucient guère de ce qu’il se passe là-haut.


Août 10 2010

Ascension du Kilimanjaro avec L’échappée belle, juillet 2010

Invasion du sentier
5 juillet 2010

La première étape a été franchie et le camp monté une bonne heure avant le temps prévu. Pourtant, la randonnée depuis la guérite d’accès à la montagne s’était déroulée à une vitesse de tortue dans des véhicules tout terrain qui n’ont rien à voir avec ceux qui circulent sur nos autoroutes. Nos quads urbains n’auraient pas franchi les cent premiers mètres sans y perdre la moitié de leur peinture et la totalité de leur suspension. Enfin, à chacun son aventure…

La danse du départ de l’équipe de soutien logistique (Hakouna Matata Trail Band) nous a mis sur le sentier dans une longue montée sans péril jusqu’à l’attaque sournoise et l’invasion mordante d’une horde sauvage de fourmis qui nous ont embusqué et se sont emparé de quelques microgramme de nos chairs fragiles par leurs morsures incisives. Les survivants et les blessés n’ont malgré tout pas perdu la piqure et ont poursuivi l’ascension paradoxalement avec les fourmis dans les jambes.

La végétation luxuriante de la forêt ombrophile, et l’apparition impromptue de quelques échantillons de la faune équatoriale (perroquet Macau, singes Kolobo et « blue monkey» nous ont bien confirmé que nous foulions le sol africain. De l’accueil de Londorrossi au camp Mti Mkubwa, le sentier Lemosho nous a donc mené a notre premier bivouac, à 2700 mètres du plancher des vaches, mais à des kilomètres au dessus de notre quotidien habituel.
Y a un malaise…
7 juillet 2010

Le camp avait été monté au centre de la caldeira de Shira depuis laquelle nous avions communiqué avec vous par messagerie vocale pour raison de difficultés techniques avec la transmission d’images et de données. Dans cette plaine de la bruyère arborescente, nous étions aux premières loges pour contempler un premier coucher de soleil sur les neiges éternelles du Kilimanjaro. L’objectif devenait plus que visible, palpable, puisque la nuit nous mena à -3 degrés centigrade sous un ciel étoilé digne des observatoires les plus sophistiqués, Croix du Sud et Voie Lactée en relief et en surbrillance.

Par une marche de 6 km, nous avons effectué la transition vers la zone alpine, un désert minéral qui nous a quand même permis d’observer quelques Séneçons (plantes-arbres pouvant atteindre 5 mètres et ressembler à des chandeliers, retrouvés exclusivement sur le mont Kenya et le Kilimanjaro), et des lobélies au garde-à-vous.

Nous voici donc au camp Moir (4200 mètres), prêt à nous emmitoufler pour une nouvelle nuit fraiche. Avec un sac de couchage coté à 0 degré centigrade, Jean-Pierre confia à Jacques qu’il y aurait peut être « un malaise ».

Sauf cette réserve plutôt humoristique, tous se portent bien même si la chronique a été réalisée sous des méninges saturées 79%!

La forêt de lave et de séneçons
8 juillet 2010

Du camp Moir, voisin d’une énorme coulée de lave, la topographie de notre trajet du jour nous menait de 4200 à 4600 mètres, à la Tour de Lave puis, vers notre destination, au camp Barranco à 3900 mètres. Un rythme d acclimatation : monter haut, dormir bas. Mais ce changement d’altitude et le lieu ou nous l’avons effectué recelait bien plus qu’une variation physiologiquement bénéfique.

En effet, la vallée de Barranco jouit d’un micro climat conditionné par sa forme d’entonnoir au pied d’un glacier et par l’apport nuageux qui s y engouffre depuis la plaine de Moshi. Le terrain de lave et cette hydratation favorisent une végétation surnaturelle dans les circonstances, ce qui nous a donné l’illusion d’un oasis dans ces lieux autrement fort inhospitaliers voire désertique. Nous avons traversé plusieurs ruisseaux et cascades d’une eau glaciaire et limpide, alors que les maigres cours d’eaux que nous avions rencontré auparavant n’avaient ni cet aspect, ni cette clarté.

La mi-journée à la Tour de Lave a donné l’occasion aux plus hardis de se frotter à un mur d’escalade d’où ils ont contemplé le peuple sédentaire du camp. Tout ce temps, le sommet lui nous contemplait également, invitant mais encore distant.

Demain, le mur de Barranco…

Les aléas de l’altitude
9 juillet 2010

Le camp de Barranco constitue le carrefour de la convergence de 3 trois voies, alors que jusqu’à maintenant notre contingent sur la voie unique de Lemosho était plus restreinte en achalandage. C’est donc une fourmilière frétillante qui s’est mise à l’assaut du mur de Barranco, plus impressionnant quand on l’observe que quand on l’aborde. Après donc cette ascension initiale, le reste de la journée relativement peinarde nous a conduits à Karanga, tout près de notre altitude de départ (3900 mètres).

L’horaire de notre progression nous a assuré une acclimatation décente, mais on ne peut on dire autant de tous ceux qui abordent la montagne. Ainsi, une bonne partie de la journée se passa à réanimer l’un, rassurer l’autre et ramasser la dernière. Cette jeune anglaise léthargique et ataxique a reçu les premiers soins de René qui, avec Jean-Pierre, a du la transporter jusqu’au camp Millénium, 500 mètres plus bas où ils ont organisés une évacuation vers Moshi.

Déshydratation, mal aigu de la montagne et préparation douteuse semblent avoir été les ingrédients de cette quasi-tragédie qui nous a laissé un petit goût amer dans l’arrière gorge, mais nous a aussi fait apprécier la rigueur de la logistique de notre leader.

On ne peut éviter les accidents ou malchances fortuites; mais on se doit de prévenir les incidents de l’inconscience.
Dernier camp avant le sommet demain…

À portée de main…
10 juillet 2010

On dira ce qu’on voudra, mille mètres d’ascension à partir de 3950 mètres soumet la physiologie de tout pauvre terrien à un certain montant d’épreuve. À Kosovo, ou nous sommes, le sommet paraît à portée de main, mais ce sera au prix de plusieurs foulées de pieds qui iront puiser dans nos ultimes ressources. Nous aborderons donc la dernière étape demain matin avec une sage appréhension et une excitation réservée qui ne devrait se libérer qu’au photo finish.

La mine sobre et parfois éteinte des descendeurs qui ont conquis le sommet aujourd’hui et traversent notre camp sur la voie du retour nous en dit un peu sur le menu de demain. Malgré tout, nous avons reçu des nouvelles réconfortantes au sujet de la jeune britannique que René et J-P ont rescapé hier.

Le paysage lunaire et rocailleux ne laisse place à aucune brindille, et à l’image de ce dénuement, nos conversations en randonnée se sont elles aussi très épurées, le gaspille de salive étant aussi un gaspille d’énergie. Le laconisme de cette dernière chronique avant le sommet en fait également foi.

L’ascension et la sensation ultime.
11 juillet 2010

La colonne s ébranle. Il est près de 06:00. Une fébrilité composée d’appréhension et d espoir règne en proportion diverse chez chacun. Tous savent qu’ils auront mal, la majorité décidera de n’en point souffrir.

900 mètres à doser foulée, respiration, hyperventilation, pauses et hydratation. Toutes les enjambées laissent passer plusieurs secondes aux grains du sablier et sur le sable qui glisse puis coule aussi sous les semelles. Ne pas regarder en haut pour éviter de constater la lenteur et l ardeur de l ascension. Ne pas regarder en bas pour trop revoir le camp qui ne s’éloigne pas assez vite.

Un scotome au coin de l’œil signe t il un collapsus imminent? Non, ce n’est que le reflet du soleil levant sur la crête, venant éclairer d’un jet ardent le coin d’un regard soucieux et intense. À chaque petit pas, deux, trois et parfois quatre respirations haletantes, profondes et saccadées finissent par extirper la moindre molécule d’oxygène de la plus périphérique alvéole. Le thorax ne suffit plus, la conjugaison de l’abdomen devient indispensable à l’effort. Il faut littéralement du cœur au ventre quand on a la tête au dessus des nuages: ce ne sont plus des images.

Après quatre heures de labeur soutenu, Stella Point voit un, puis deux et enfin les neuf grimpeurs accéder au dernier pallier (René, Hillary, Michel, Jacques, Bertrand, Francine, Valérie, Diane et Pierre-Éric). De là jusqu’à l écriteau du bout du chemin et de la fin du monde pour cette journée, ce n’est plus qu’une question d’adrénaline, d’aura et de transcendance. À 5896 mètres, René coupe le reste du souffle à ceux qui en avaient encore, consacrant ce moment déjà divin par un rituel de fiançailles tramé à l’insu de Hillary. Elle exulte et croule sous l’émotion. L’hypoxie s’évanouit dans les larmes du ‘oui’.

Le Kilimanjaro n’est pas vaincu ni conquis, il s’est simplement laissé amadouer par la volonté tenace de quelques nouveaux élus en son temple, et a daigné nous accueillir.

Tous baignent dans une discrète et humble béatitude, reconnaissants envers la montagne, les guides et les porteurs, heureux de leur bonne fortune. Un relent de victoires individuelles acquises en groupe flotte dans l’euphorie de la descente.

La montagne lumineuse et ses cimes enneigées nous dominent encore avec fierté mais un peu moins d’arrogance maintenant que nous y avons laissé notre empreinte évanescente. Elle ne s’en souviendra pas. Nous, oui, jusqu’à la fin de nos jours qui dureront autrement moins longtemps que les siens.

‘Only those who will risk going too far can possibly find out how far one can go’.

‘If you aren’t in over your head, how do you know how tall you are?’

T.S. Eliott

Une descente d’enfer
12 juillet 2010

La journée du sommet, hier, s’était dans les faits initiée la veille au soir alors que Jean-Pierre avait dû raccompagner Colombe à Millénium pour palier ses difficultés d’acclimatation, bien qu’elle se sente assez bien par ailleurs. Tout s’est rapidement normalisé à la faveur du changement de niveau.

Puis, après l’ascension et une cavalcade en descente plutôt débridée, tous se retrouvèrent à Millénium.

Une fin d’après-midi suave, une soirée sereine et une nuit sans souci ni séquelles on marqué notre dernier séjour en montagne, dominant la plaine de Moshi dont l’illumination nous était bien visible. Une première réminiscence du retour imminent à la ‘civilisation’, bien que la vie contemporaine en cette contrée ne corresponde pas nécessairement à notre conception courante de l urbanité…

La fin de la randonnée, une longue déclinaison constante et relativement peu abrupte jusqu’à la sortie de Mweka, s effectua en matinée au grand dam de nos genoux et quadriceps qui n avaient encore pas exprimé la moindre récrimination musculaire ou articulaire pendant la montée. On ne gagne jamais contre la montagne: l ascension vous défie les neurones en épargnant l’appareil locomoteur; la descente vous brime la suspension pendant que le cerveau revient à son aise. En haut, le petit hamster ‘spinne’ synchro avec les poumons, les guiboles restent molles; en bas, le rongeur mental se prélasse, la cage est au neutre et les cuisses sur le ‘beu’. Aucun moment d’oisiveté, à tout dire.

Une fine bruine de sortie de forêt tropicale nous accueillit pour souligner l’incroyable fortune qui nous avait soustraits à toute précipitation pendant le trek. Formalités administratives et discret harcèlement des vendeurs de breloques et colifichets furent le lot de nos derniers instants au pied du Kili. Puis la navette nous ramena à Arusha à travers les routes de l’arrière pays tanzanien, lumineux et campagnard, en cultures et en couleurs africaines pittoresques dans la quiétude et la torpeur de nos esprits repus et un peu las.

La douce perspective d une douche et d’un apéro en bord de piscine s’empara de nos pensées oisives mais exaltées par l’accomplissement. Et plus d’un se surprit à déjà méditer sur la prochaine équipée. Andes, Himalaya ou tout simplement Saint-Ferréol?

Qui vivra verra, le blogue vous le dira.

‘Celui qui s’assoit sur ses lauriers les porte au mauvais endroit.’
Inconnu

‘Vers l’infini et au delà’
Buzz Lightyear

Texte de Pierre-Éric Landry


Août 2 2010

L’échappée belle au Kilimanjaro


Fév 15 2010

No comments…

Trois images (donc 3000 mots) du glacier Furtwängler situé dans le cratère à 200 mètres sous le sommet du Kilimanjaro. La première datant de 1999, une deuxième de Google Earth 2003 et une dernière photo que j’ai prise l’année dernière en 2009.

Le glacier Furtwängler a perdu 50 % de sa profondeur entre 2000 et 2009. Il est actuellement en deux morceaux.

1999

2003

2009

La fonte des glaciers est devenue une représentation emblématique du réchauffement climatique. Mais est-on sûrs que seuls les changements climatiques actuels soient liés à la fonte des glaces d’Afrique ? Les géophysiciens Philip Mote et Georg Kaser ne sont pas de cet avis.

Le réchauffement climatique semble être le principal coupable du recul de la plupart des glaciers depuis 150 ans. Cependant, les glaciers tropicaux ont une dynamique particulière. Au sommet des montagnes d’Afrique tropicale, la température atmosphérique mesurée au niveau des glaces dépasse rarement les –3°C. L’air ambiant ne peut donc pas réchauffer la glace.

Normalement, la neige s’accumule au fil des années en couches de glaces. Or les mesures de dépôt annuel de neige effectuées depuis 2000 informent que les chutes de neige ont été moins abondantes. Le bilan est donc défavorable et le glacier perd progressivement en masse. Une sublimation accrue, favorisée par le rayonnement solaire net, serait donc certainement impliquée dans la perte de masse des glaciers tropicaux.

L’énergie entraînant la fonte de la glace proviendrait donc directement du rayonnement solaire. Cette conclusion tranche nettement avec les diverses observations réalisées sur d’autres glaciers alpins ou himalayens, où le réchauffement climatique est un des facteurs-clés du recul des glaces.

Réchauffement climatique ou rayonnement solaire – peu importe – le glacier Furtwängler fond à vue d’œil. J’y retourne en juillet 2010 et ferai d’autres photos.


Déc 21 2009

Neiges éternelles ?

Nikon et 16mm au bout des doigts, je suis avec mon copain d’escalade Bernard sur le coté nord du cratère. Nous en faisons le tour, zigzagant au gré des photos. Des odeurs de souffre se dégage du sol. Toute l’Afrique est en-dessous de nous et nous ne voyons personne. Cela me dérange de laisser l’empreinte de mes pas.

Ciel bleu, glace et cailloux. Les cailloux sont là depuis des centaines de milliers d’années, tandis que la glace du Kilimanjaro aura disparu dans 25 ans. Ce paysage semble pourtant éternel…

Le sommet du Kilimanjaro présente une caldeira sommitale de forme circulaire. Cette caldeira d’un diamètre d’environ 2 200 m, présente en son centre un petit cratère de 880 m de large. Il contient les principales fumerolles. Dans  ce cratère s’ouvre un trou de 340 m de large et profond de 130 m, le Ash pit.

Je me trouve parmi un paysage où les effets du changement climatique se font  rapidement sentir. Un paysage que l’on ne reverra plus. Un peu comme les arbres géants qui poussaient sur l’ile Ellesmere il y a 50 millions d’années. Qui a qualifié les neiges du Kilimanjaro d’éternelles ?

Ah oui, instants de bonheur, non, instant de réflexion ?



Déc 20 2009

La gang du Kilimanjaro

5 décembre 2009, 13 heures 50, Etienne ouvre délicatement une petite boite ovale de couleur brune. Son amoureuse est devant lui. La boite contient une bague. Nous sommes à Stella Point à 5800m d’altitude au bord du cratère du Kilimanjaro en Tanzanie. Larmes, embrassades, félicitations, les voici fiancés… Hakouna matata.

Une demi-heure plus tard, une marathonienne, deux chasseurs d’orignal, un pilote de Hercule C-130, un agent d’immeuble double, une parisienne, un ingénieur en sabbatique, un chercheur d’or, un surfeur toujours en vacances au Mexique, une marcheuse Saint-Jean de Compostelle, les deux fiancés et moi-même parvenons au sommet de l’Afrique à 5895m.

C’est ma 16e arrivée au sommet du Kili. Les glaciers ont-ils encore fondus ? Lors de ma première ascension le sommet était couvert de pénitents, maintenant ils ont disparus. Le toit de l’Afrique a perdu 90% de ses glaces en 120 ans : 20 km2 en 1880; 12,1 km2 en 1912; 6,7 km2 en 1953; 2,5 km2 en 2003. La calotte glaciaire a perdu en moyenne 17 mètres d’épaisseur entre 1962 et 2000. Sous l’effet de la radiation, les glaciers ne fondent pas, mais se subliment : la glace se transforme en vapeur d’eau sans passer par la phase liquide.

Glaciers au nord-est du sommet du Kilimanjaro

le sommet du Kilimanjaro, 5895 m

Je ne mettrai pas ça sur le réchauffement de la planète mais la température est super depuis le départ à l’exception de la pluie diluvienne du premier jour. La nuit à 5700 m dans le cratère au pied du glacier Furtwängler n’a pas été froide. Gilles y fête son anniversaire au petit déjeuner. Sur la tête un chapeau en forme de gâteau avec bougies (en vente chez IKEA !) et une trompette de papier en bouche.

Nous nous sommes même payé le tour du cratère Reush à 5830 m où une variété d’Helicrysum pousse sur ses flancs, réchauffée par la chaleur d’une fumerolle. La vue sur les glaciers reste surprenante. Fragiles, les tours de glace semblent surgir des nuages qui sont mille mètres plus bas. Je veux que le temps s’arrète, que plus rien ne fonde. La couleur de la glace est d’un bleu triste.

Quatre soirs sur huit nous nous sommes retrouvés seuls au campement. Pas d’autres groupes. Le Kili surpeuplé ? Pas sur notre itinéraire qui contourne sur 180o la face sud du Kilimanjaro au début décembre.

Je revois vos sourires, vos folies, vos yeux… Les party de cartes, les doubles Bailey’s, les histoires de chasse, le pianiste mécanique du Kibo Palace Hotel et les Zanzibar drink.

Mambo poa !

tous devant le cratère

le sourire de la victoire (sur soi-même)


Nov 27 2009

Kilimanjaro

Kilimanjaro

Pour la 3e fois cette année me voici en Tanzanie pour un autre Kilimanjaro et quelques jours de safari.
J’ai un super groupe : deux marathoniennes, deux chasseurs d’orignal, un chercheur d’or, un agent double immobilier, un climbing bum ingénieux, un qui est toujours en vacances au Mexique, un pilote d’avion de chasse, une personne qui peut vous transplanter un iPod dans l’oreille, une marcheuse Saint-Jean de Compostelle et une parisienne ! Varié n’est-ce pas?

Un téléphone satellitaire, 2 bouteilles de champagne, un Nikon, un Camel bag, les cuisiniers, c’est tout je n’oublie rien… ah oui le sac de couchage.

Je donne des nouvelles au retour. Va falloir que je l’alimente le nouveau blog…
Akouna matata.